De sourires en souvenirs

24 décembre 2017

Personne n’a oublié
Ses premiers voyages en train

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Mais devagar! Diriam que fugimos…

18 décembre 2017

Allégorie : América, 1824, Joaquim Rodrigues Braga

Ou encore :  Mais devagar! Vão pensar que estamos a fugir!
« Moins vite ! On va dire (ils vont croire) que nous fuyons… »

C’est le mot historique de la reine Maria, s’adressant à son cocher, lors du trajet vers le port, pour s’embarquer vers l’Amérique. Elle est la première femme qui a régné sur le Portugal (1877-1807). La mort de son fils et héritier, à 27 ans, en 1788, de la variole, lui fait peu à peu perdre la raison. La reine meurt à Rio en 1816, durant l’exil de la famille royale.

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Heban

16 décembre 2017

Très beau livre de Ryszard Kapuściński, l’auteur a même été pressenti pour le prix Nobel. La première édition est de 1998, il est paru en 2000 en France, avec une traduction de Véronique Patte. Titre original: Heban, en anglais, The Shadow of the Sun. Quelques extraits:

1) Le lion, le chemin de fer Mombasa-Kampala, les travailleurs engagés venus des Indes

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Défendre la ville

14 décembre 2017

Tout le monde ne rentre pas dans la tour de Belém, il faut dire que la queue à l’entrée est un peu décourageante, été comme hiver, semaine comme fin de semaine. Ici, un jour de semaine en décembre !  C’est long, très long, on rentre au compte-gouttes, vu le peu de place à l’intérieur.

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Explosion

13 décembre 2017

Vidéo d’une explosion au gaz, sur Yachting Monthly, tout saute à partir de 5′ 40″.

« Le 30 juin 1999, le yawl Nicholson de 55 pieds (17 m), Lord Trenchard, appartenant à l’armée britannique, et utilisé pour l’entraînement et le loisir des hommes et femmes enrôlé.e.s (non, je blague…), a été détruit par une explosion de gaz alors qu’il était à quai, dans le port de Poole. Deux personnes ont été blessées, dont une très gravement. Ce récit de première main de l’accident, par le second, Gavin McLaren, permet de réaliser les risques pour quiconque à un système de cuisine au gaz à bord de son yacht. » Jack Coote et Paul Gelder, Total Loss

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Balthus, Pollock, Warhol, Magritte, Miró, Dalí, Picabia, et les autres

11 décembre 2017

Judy Garland, par Andy Warhol, 1979

Ils sont tous là ou presque, tous les grands noms de la peinture moderne, de 1900 aux années 1960, grâce à Joe Berardo et sa collection, un milliardaire portugais, « collectionneur compulsif », au Centre Culturel de Belém.

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La vie

2 décembre 2017

A vida, tableau d’António Carneiro, 1901, un triptyque dont les panneaux s’intitulent EsperançaAmor e Saudade, mais pourraient tout aussi bien s’appeler Enfance, Jeunesse et Vieillesse, ou encore Innocence, Maturité et Fin. Pourrait être inspiré de Gauguin, D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?

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Serpa Pinto

30 novembre 2017

Toujours au musée du Chiado, Miguel Ângelo Lupi (1826-1883) représente deux Africains, Catraio et Mariana, ayant accompagné l’explorateur Serpa Pinto en 1877-79 dans sa traversée de l’Afrique vers le Mozambique depuis l’Angola, il est un des premiers Européens à l’avoir réalisée. Le tableau a été fait à Lisbonne, en 1879, les deux personnages étant venus au Portugal avec Alexandre de Serpa Pinto. L’explorateur retrace dans un livre son odyssée, Comment j’ai traversé l’Afrique de l’Atlantique à l’océan Indien, illustré de nombreux croquis:

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Adam et Ève

27 novembre 2017

Adão e Eva, ou Hino do Amor (Hymne à l’amour), E. Canto da Maia

Dans le quartier du Chiado, au centre de Lisbonne, se trouve un petit musée, le MNAC, Museu Nacional de Arte Contemporânea, mais d’une richesse extraordinaire. On peut y admirer des sculptures de Rodin et de Carpeaux, mais aussi des œuvres d’artistes moins connus en France, comme Ernesto Canto da Maia. Et nombre de tableaux de peintres portugais.

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Palácio dos Marqueses de Fronteira

11 novembre 2017

Ce palais, dans l’immense parc Monsanto, en bordure de Lisbonne, est un enchantement, une symphonie d’azulejos et de sculptures qui ornent le bâtiment et les jardins. Il faut le mériter, il est rarement ouvert, la visite est guidée, deux par jour seulement, 11h et midi, car la famille des marquis de la Frontière y habite toujours. Mais après avoir vu l’intérieur (pas de photos), on peut traîner dans le parc tant qu’on veut. L’accès se fait depuis la station de métro Jardim Zoológico, en suivant une sorte de jeu de piste : une bande verte sur le trottoir qui y mène comme les pierres du petit Poucet, une innovation locale, jamais vu ça – cette excellente idée – ailleurs.   

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Maid of Malham

10 novembre 2017

Tableau de Charles Pears, The yacht Maid of Malham by moonlight

Maid of Malham a été dessinée en 1936 par John Illingworth (1903-1980), architecte naval et régatier de haute mer mythique, à l’origine d’une révolution dans la conception des voiliers, ayant donné les monocoques modernes (notamment les voiles d’avant plus grandes, les génois, et des carènes plus fines permettant de mieux remonter au vent). Malcolm Robson raconte sa fin, en novembre 1969. On ne peut qu’être impressionné par la différence entre les conditions de sécurité aujourd’hui et alors, avec les balises de détresse, les téléphones satellites et bien d’autres dispositifs, qui ont complètement transformé les chances de survie.

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Seamanlike decision

9 novembre 2017

Malcolm et Merrill Robson perdirent deux bateaux à quatre années d’écart, Banba IV et Maid of Malham. Le premier était âgé de près de six décennies, il avait affronté une mer hostile dans les premières semaines de la traversée, mais le mât était près de tomber, et à l’arrivée d’un freighter, le skipper prit une décision de prudence, ‘a seamanlike decision‘.

Banba IV était un cotre de 20 tonneaux dessiné par Fred Shepherd et construit aux chantiers Whitstable Shipping Company en 1911. En 1969, avec mon épouse Merrill, nous quittions Annapolis, Maryland, vers la fin juin, après avoir complètement remis à neuf le bateau : nouveau gréement, nouvelles lignes, écoutes et drisses, nouveau bout-dehors, régulateur d’allure, carénage, voiles renforcées, etc. Rempli jusqu’aux sourcils, fuel, eau, victuailles pour cinq personnes et deux mois, en vue de la traversée directe vers Guernesey, soit 3500 milles.

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Mal de mer fatal

3 novembre 2017

Odd Times, un cotre à corne (gaff-rigged cutter) de seulement 23 pieds (7 m), a fait naufrage en 1967 dans des circonstances malheureuses. Tout a commencé par un mal de mer persistant. Peter Rose, son propriétaire et skipper l’avait conduit depuis son Essex natal (au nord-est de Londres) dans la mer Egée, puis à travers l’Atlantique vers La Barbade, où il arrive en janvier 1966, les autres Antilles ensuite, et finalement les Etats-Unis le long de la côte Est, jusques dans le Rhode Island, où il passa l’hiver 1966-67. L’été suivant, il le conduisit dans les provinces maritimes du Canada, en Nouvelle Ecosse, d’où il fit route vers St Pierre et Miquelon, avec un ami et équipier, Paul Sheard.

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Flâner

28 septembre 2017


E, em meio de tudo isto, vou pela rua fora, dorminhoco da minha vagabundagem folha. Qualquer vento lento me varreu do solo, e erro, como um fim de crepúsculo, entre os acontecimentos da paisagem. Pesam-me as pálpebras nos pés arrastados. Quisera dormir porque ando. Tenho a boca fechada como se fosse para os beiços se pegarem. Naufrago o meu deambular.*
Fernando Pessoa, Le livre de l’intranquillité, 1913-1935

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À la recherche de l’Estado Novo

26 septembre 2017

La révolution des Œillets date de bientôt un demi-siècle, et on ne voit guère de traces à Lisbonne de la période antérieure, l’Estado Novo, de Salazar et Caetano, qui a pourtant duré presque aussi longtemps, de 1933 à 1974. Il est décrit comme ‘a right leaning corporatist regime of para-fascist inspiration‘*. Le monument des Découvreurs (Padrão dos Descobrimentos) sur les bords du Tage est un exemple de l’architecture de cette époque, les deux colonnes qui dominent le parc Edouard VII également. De là, une allée majestueuse s’ouvre sur la place du marquis de Pombal et l’avenue de la Liberté, avec une vue sur toute la ville et l’estuaire. L’ensemble date de 1949, oeuvre de l’architecte Keil do Amaral. Une affiche de propagande, avant que le pays perde ses colonies :

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