Sur l’eau (3)

Le temps passe différemment sur l’eau, les heures s’écoulent, interminables, et puis tout d’un coup, on est arrivé… Pour faire 158 milles nautiques, soit environ 300 km, on met 27 heures, alors qu’on aurait mis moins de trois heures en voiture. Il faut voir le bateau comme un lieu de vie, ce que n’est pas la voiture ou le train, pas toujours facile quand ça bouge dans tous les sens ou qu’on prend de la mer dans la figure, mais c’est la seule solution. La voile est une longue patience, selon la formule consacrée ; le moyen le plus cher, le plus lent et le plus inconfortable pour aller d’un point A à un point B, selon une autre. Pourquoi tant de gens s’y adonnent alors, mystère… Peut-être parce qu’il y a des moments, rares il est vrai, où poussés en silence sur une mer lisse, vous avez l’impression de voler, de planer, de vibrer lentement avec le bateau. Et puis aussi les bords de près, quand on suit la ligne de crête du meilleur cap, c’est un jeu et un plaisir dont on ne se lasse pas.

                 

Sur l’eau (1)

Sur l’eau (2)

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Une Réponse to “Sur l’eau (3)”

  1. Sur l’eau « Le journal de Joli Rêve Says:

    […] Sur l’eau (3) […]

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