Arrecife Guayama

On s’est planté avec Michel et Nicaise, au sud de Porto Rico, à trois milles des côtes, sur un récif 1 m sous l’eau. Manque de surveillance, trop d’habitude de la Méditerranée ou l’Atlantique tempéré, guides US mal foutus à la différence des Rod Heikell et consorts, pas d’utilisation suffisante du GPS. Mea culpa. Toujours est-il qu’on est arrivé dessus vent arrière, par vent faible heureusement, dix noeuds, et qu’on était bien coincés. Une demi-heure… Puis des Portoricains pêcheurs amateurs sont arrivés de nulle part et nous ont tirés avec leurs vedettes, non sans mal, 40 CV chacun, pas très puissants, mais au bout d’un moment c’est reparti en eau libre… L’un d’eux qui avait une combinaison a même plongé pour voir où était la quille et guider les deux bateaux.


On a rejoint le premier mouillage à trois heures de là, à Salinas, magnifique baie, mais la barre était dure. En plongeant le lendemain, on s’aperçoit que le safran est ouvert en deux, c’est lui qui a tout pris, le bateau a basculé en arrière sur la quille, portant sur le safran, et en fait le polyester a cédé, mais a amorti le choc pour l’axe qui n’a rien et la coque non plus. On a passé la journée à chercher une solution, remonter le bateau, etc. Nicaise prenait l’avion le lendemain. Finalement, pas moyen à Salinas, on a acheté des sangles pour ficeler le safran, et le lendemain matin un Américain avec des bouteilles nous a aidés à le faire, c’était reparti, toujours vent arrière heureusement, pour Ponce à quatre heures de là : marina, lift et spécialistes.

Arrivés sans encombres à Ponce, j’ai attendu trois jours pour sortir le bateau, mais maintenant le safran est démonté, il vont le refaire, le gars m’a dit, avec la fibre de verre on peut tout faire… Il peut faire le boulot en deux jours ! J’en profite pour caréner. C’est un miracle, it’s a miracle, c’est en tout cas ce qu’a dit l’Américain de Salinas qui a plongé pour nous, très sympa le gars, et la baie, un refuge de babas cool et de routards de la voile, à la différence de Ponce, bateaux de pêche au gros, et fête permanente à la portoricaine (ce qui veut dire dix sonos tout autour du port de musique criarde et discordante jusqu’à trois heures du matin). Un miracle, oui, ce récif est célèbre pour arrêter les bateaux, juste sur la voie normale le long de la côte sud, pas visible… On a eu beaucoup de chance, Credo Deum esse bonum.

       

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Une Réponse to “Arrecife Guayama”

  1. Dans l’œil du cyclone | Le journal de Joli Rêve Says:

    […] Arrecife Guayma […]

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