Le dernier King

Ce qu’on apprécie aussi dans les croisières, c’est quand on peut s’arrêter quelques jours dans un endroit, plutôt qu’avoir à toujours repartir le lendemain ou dans la nuit. Décompresser, ne plus penser au bateau, à la route, aux difficultés, à la météo, etc. Là, sur le canal, à Delray Beach, c’est le mauvais temps qui nous a arrêtés, pas trop envie d’avancer sous des trombes d’eau. Vent, pluie, bourrasques, mais tranquilles à la marina ou dans les rues de la petite cité balnéaire. On a le temps de flâner, de ne rien faire, de découvrir. Comme ce dernier bouquin de Stephen King, à la bibliothèque municipale, sur le jour terrible du 22 novembre 1963* où Kennedy a échappé de peu à une tentative d’assassinat… En France les fans l’ont déjà lu  Il semble qu’il aurait pu enlever deux cents ou trois cents pages, c’est souvent le cas des auteurs à succès aux US. Comme le dit le professeur Leupin : « Les éditeurs n’osent pas couper les forts vendeurs… l’auteur est trop puissant, leur rapporte trop de fric pour le vexer. » En tout cas, ce n’est pas le style de roman épuré comme Misery.

Le dernier livre d’Esther Freud est là aussi , un roman sur le métier d’acteur, voir critique sur le litblog (blog littéraire) Bookslut, de Jessa Crispin. Bookslut sur Facebook, traduction littérale : « Traînée des bouquins », ou « Pute des livres »… Critique aussi un peu partout dans la presse traditionnelle, par exemple dans le NYT. Deux arrières-petites-filles du grand Sigmund

     

* Il y a des dates comme ça dont on se souvient toute sa vie, un événement coup de tonnerre, dont on se rappelle exactement où et dans quelle circonstance on l’a appris. On pense bien sûr au 11 septembre 2001, mais il y a aussi l’assassinat de Kennedy, le 22 novembre 1963, pour les plus anciens. Chaque génération est marquée ainsi par une date, parfois deux, exceptionnellement trois. Au XXe siècle, il y a eu le krach de Wall Street, le 24 octobre 1929, l’assassinat de Kennedy, peut-être aussi le 2 août 1914 et le 3 septembre 1939, quoique l’effet de surprise manquait dans les deux cas, tout convergeait vers la guerre depuis des semaines.

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Une Réponse to “Le dernier King”

  1. JB Says:

    Londres, avec Esther Freud

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