Le dernier empereur

« Sua paixão por leitura o permitiu assimilar qualquer informação » (Heitor Lyra) … « Uma pessoa tímida e carente que enxergava nos livros um refúgio e ao mesmo tempo uma fuga do mundo real. » … « Ele sempre teve prazer em ler e encontrou nos livros um refúgio para a sua posição. » (R. Barman)  « Se eu não fosse Imperador, eu gostaria de ser um professor. » (Dom Pedro) Oui enfin bon, il a bien fait de rester empereur…

L’Empire du Brésil dure de 1822 à 1889. Dom Pedro II en est le deuxième et dernier souverain, un géant débonnaire (1,90m) qui a eu un des plus longs règnes de l’histoire, 58 années, après ceux de Louis XIV (72 ans), François-Joseph son cousin (67) et Victoria (63). Il est curieusement le neveu de Napoléon, sa mère Marie-Léopoldine étant la soeur de Marie-Louise.

Peu connu en Europe aujourd’hui, il est pourtant emblématique du XIXe siècle, ce siècle qui a vu le plus grand essor du capitalisme libéral, la plus grande phase de l’industrialisation, un siècle de paix relative, de 1815 à 1914, enfin le siècle de la plus grande floraison des arts de l’histoire de l’humanité, tant pour la musique, que la littérature ou la peinture. Reconnu par Darwin, Pasteur, Frédéric Mistral* ou Victor Hugo** (à qui il ressemble d’ailleurs, mais le goût de l’époque était aux longues barbes, ce qui donnait un air de parenté à beaucoup), Dom Pedro est un humaniste, partisan de l’abolition de l’esclavage (institution sur laquelle il préside malheureusement durant l’essentiel de son règne), un monarque constitutionnel et tolérant.

Pendant les grandes chaleurs à Rio, cinq bons mois, l’empereur transportait son gouvernement à Petrópolis, à 800 m d’altitude, un musée y retrace l’histoire de la municipalité.

L’ex-empereur, déchu en 1889 par le coup d’Etat qui fonde la république, meurt à Paris en décembre 1891, après une promenade le long de la Seine, par temps très froid. Un point émouvant : il avait emmené un peu de terre des différentes provinces du Brésil et demandé dans son testament, au cas où il ne serait pas enterré au pays, que cette terre soit mise dans son cercueil :  « É terra de meu país, desejo que seja posta no meu caixão, se eu morrer fora de minha pátria. » Ses restes sont finalement revenus au Brésil en 1921 et à Petrópolis en 1939.

A la cour de Pierre, le vicomte et la vicomtesse de Miriti, avec leur fille, tableau de A.J. Pereira, Musée historique national :

* « Pierre a une telle passion pour les langues qu’il continue toute sa vie à en apprendre de nouvelles et est capable de parler et d’écrire non seulement le portugais, mais aussi le latin, le français, l’allemand, l’anglais, l’italien, l’espagnol, le grec, l’arabe, l’hébreu, le sanskrit, le chinois, l’occitan et le tupi-guarani. » Wikipedia

** « Sire, vous êtes un grand citoyen, vous êtes le petit-fils de Marc-Aurèle. » Victor Hugo à Dom Pedro II.

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Une Réponse to “Le dernier empereur”

  1. La ville de Pierre | Le journal de Joli Rêve Says:

    […] ville de Pierre, Petrópolis, à 800 m d’altitude et 60 km au nord de Rio, est bien agréable en été, la […]

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