Un Norvégien au Brésil

Alfred Andersen est né en Norvège, peintre qui commence à être connu, il s’embarque pour Buenos Aires à 32 ans, en 1892. Mais son bateau doit s’arrêter au Brésil pour des réparations, à Paranaguá, le port de Curitiba. Un coin superbe évidemment, c’est Ilha do Mel qui ferme l’entrée de la baie, et ensuite le train du vertige (le Serra Verde Express aujourd’hui) vous emmène à Curitiba. Il n’est pas le premier – ni le dernier – à viser l’Amérique espagnole, l’image de la capitale argentine notamment, et succomber au Brésil… En tout cas Andersen tombe amoureux de l’endroit, et peu après aussi d’une très jeune fille, 25 ans plus jeune que lui – ce qui ne lui donne que 8 ans (!) -, Anna de Oliveira, de descendance indienne malgré son nom bien portugais. Ils auront quatre enfants, et lui restera au Brésil, devenant « le père de la peinture paranense » (du Paraná, l’Etat de Curitiba). Alfred sera dorénavant Alfredo, un peintre brésilien, qui nous laisse un héritage de paysages locaux, de portraits et de marines. Son père était capitaine dans la marine marchande norvégienne. L’inspiration maritime est souvent présente dans ses œuvres, notamment ici, dans ces toiles qui montrent comment on s’occupe sur un bateau, durant une traversée.

Le quartier le plus intéressant de Rio, loin des plages et des touristes, est le centre, dans l’animation de la semaine. Ça vit, ça grouille, c’est plein de restaurants, de cafés, de librairies, de musées, c’est un plaisir et une surprise de chaque instant. Il y a notamment des centre culturels, comme celui des postes, où a lieu une exposition sur Andersen, ou celui de la Banque du Brésil (avec une exposition permanente sur l’histoire de la monnaie), ou encore de la maison France, décor époustouflant, avec toujours un restaurant agréable, des vins et une cuisine succulents. Quand on vient de Copacabana, c’est assez facile, tous les bus vont au centre ! On se demande d’ailleurs pourquoi ils ont des numéros différents, tous à fond la caisse sur la corniche, vers le Centro da Cidade…

Rio-Oslo

Le tableau de gauche, « Deux races », est assez énigmatique, car les deux femmes ne sont pas vraiment de races différentes, même si la deuxième, une des filles du peintre, a du sang indien dans les veines.

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