POA

Porto Alegre, ou POA, est la capitale du pays gaucho au Brésil, le Rio Grande do Sul. On voit des gens partout boire du maté (parfois en costume typique), dans la calebasse traditionnelle avec la pipe en métal (bomba), accompagnées d’une thermos pour alimenter le tout (pas pratique de se balader dans la rue avec tout ça, mais c’est pourtant fréquent). La préparation du maté est pour moi un mystère insondable, bien qu’on ait souvent essayé de m’y initier (merci, Léo !), ce qui ne m’a pas empêché de ramener encore une fois tout le matériel nécessaire…
Autrement dit on est ici dans la même culture que l’Argentine, même si pour tout le reste, c’est bien le Brésil, et comment ! Un Brésil du sud, qui a donné tant de dirigeants au pays (Vargas il y a plus d’un demi-siècle, Dilma aujourd’hui).
Connue en France comme le lieu des forums sociaux pendant un temps, rendez-vous des altermondialistes, la ville de deux millions d’habitants est située sur les rives du rio Guaíba, près de la plus grande lagune du pays, la Lagoa dos Patos, qui donne sur la mer à Rio Grande, quelque 300 km plus au sud.

La Fondation Iberê Camargo a une architecture magnifique, et à l’intérieur tout est parfait, les salles, l’accueil, l’accès par une rampe souterraine, le café, la boutique du musée, etc., mais on est un peu déçu par les œuvres, à moins d’être vraiment un fan de l’art moderne. Les trois principaux artistes ici au XXe siècle, et amis, sont Iberê Camargo, Vasco Prado et Xico Stockinger, on trouve des portraits ou sculptures des uns par les autres.

  

Au printemps (sept.-oct.), Porto Alegre abrite la Biennale du Mercosul, une exposition internationale d’art moderne, notamment dans une ancienne usine, le Gazomètre, transformée en centre culturel, au bord du fleuve.
La Maison de la culture Mario Quintana, un poète de Porto Alegre célèbre dans tout le Brésil, abrite au dernier étage un café sympathique, on peut y écouter la musique populaire brésilienne, les grands succès, comme cette chanson de Chico Buarque :

Café de la Casa da Cultura Mario Quintana

Você era a mais bonita das cabrochas dessa ala
Você era a favorita onde eu era mestre-sala
Hoje a gente nem se fala mas a festa continua
Suas noites sâo de gala, nosso samba inda é na rua

Hoje o samba saiu, lá lalaiá, procurando você
Quem te viu, quem te vê
Quem não a conhece não pode mais ver pra crer
Quem jamais esquece não pode reconhecer

Autre version, 1966

La grande cité gaucho compte quelques marinas et yacht clubs en bordure du fleuve, notamment le très beau Clube dos Jangadeiros, avec une école de voile et un entraînement de régate de haut niveau, depuis l’Optimist jusqu’aux croiseurs, en passant par les Lasers, Europes et autres dériveurs de compétition.

JangadaJangada (l’inspiration pour la planche à voile est très nette ici)

« A alma é essa coisa que nos pergunta se a alma existe »
Mario Quintana

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2 Réponses to “POA”

  1. Claire Says:

    Le café de la maison Mario Quintana, ce n’était pas là qu’on était allés ensemble il y a 6 ans de cela ? ça me dit quelque chose cette rotonde rose…

    • JB Says:

      Mais oui bien sûr, on avait même ramené un T shirt du café pour Pierre, on avait dû insister auprès du serveur pour qu’il nous le vende…

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