Itajaí

Itajaí, à deux pas de la ville précédente, plus ancienne, le second port du Brésil, est un autre exemple du peu de connaissance qu’on a du monde n’appartenant pas au ‘Western Core’, le centre du monde occidental : Europe de l’Ouest/Etats-Unis-Canada. Ici on est à la périphérie géographique de l’Occident, mais non à sa périphérie culturelle, car on se sent au contraire chez soi, bien plus proche de l’Europe continentale, en termes de modes de vie et comportements, qu’aux Etats-Unis ou au Canada. Rien d’étonnant, cette région a été peuplée par des Italiens et des Allemands.

Prononcer ‘Itaja-hi’ (j’ai dit ‘Itajaï’ à la française au taxi à l’aéroport, il m’a regardé d’un air bizarre, a finalement compris, et m’a repris : Itaja-hi…). S’il n’est guère connu à l’extérieur, le nom est beau, chantant, évocateur, d’origine indienne bien sûr, bien mieux que le banal et terne Camboriu, ou plutôt Balneario Camboriu ce qui n’est guère mieux.

Il y a à Itajaí une école de voile très active, ayant réussi à démocratiser localement un sport qui ailleurs au Brésil reste réservé à une élite, un peu comme en France avant 1950. En outre, ils ont pu attirer de grandes compétitions internationales, comme la Volvo Ocean Race et la Transat Jacques Vabre. Comme la seconde venait d’arriver, début décembre, et que cette course est franco-française, on entendait parler français partout dans le centre, les équipages, les amis, les familles. Pas désagréable.

La ville est plaisante, le long du fleuve Itajaí-Açu, à proximité de son embouchure, mais elle vaut surtout par son environnement : une côte superbe et découpée, des plages à couper le souffle.

Il faut s’y retrouver dans ces courses au large, dans cette Transat par exemple, il y a quatre catégories de bateaux, les monocoques de 60 pieds, classe IMOCA, qui participent aussi au Vendée Globe ou à la Course du Rhum ; ceux de 40 pieds, les Class40, qui font également dans le circuit de la Transat anglaise, la Course du Rhum et la Transat Québec-St Malo ; et les multicoques, les catamarans géants, Multi One Design, 70 pieds, ou Mod70, et ceux de cinquante pieds, les Multi50. Les classements cette année apparaissent ici. Majorité écrasante de bateaux et d’équipages français. Pourquoi ? Mystère…

Les multicoques, arrivés les premiers :

Les monocoques de 18m (IMOCA) :

Remise des prix :

Avec Jérémie Béyou, 3e dans les monocoques de 60 pieds :

Le système de barres de flèche de pont (outriggers) permet de supprimer les différents étages de barres de flèche :

L’avis des jeunes à Itajai, sur la course.

Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

2 Réponses to “Itajaí”

  1. jycaro Says:

    Bravo pour la photo de la jeune fille en optimist

    • JB Says:

      Elle est bien, hein ? Mais elle est pas de moi, c’est juste une photo qui m’a plu, que je me suis contenté de rephotographier !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :