Toujours le XVIIe siècle, et toujours les petits maîtres, bien que les grands (Rubens, Rembrandt, Velazquez, El Greco, Brueghel, etc.) soient là aussi.
La fuite en Egypte, par Luca Giordano, 1696. Selon l’Evangile de St Mathieu, un ange a prévenu la Sainte famille, Joseph et Marie, de fuir Jérusalem, car le roi Hérode prépare le massacre de tous les nouveaux-nés.
On voit ici Le Temps (Chronos/Saturne) découvrant l’amour illicite entre Aphrodite (Vénus) et Arès (Mars), avant de le révéler aux autres dieux. Le fruit de leur liaison, Éros (Cupidon), est là avec ses petites ailes… Héphaïstos (Vulcain), l’époux de Vénus, pourra préparer sa vengeance. Tableau de Simon Vouet en 1640.
The moral of the picture is the victory of Time (and by extension Death) over love and beauty. Chronos in casting his net over Cupid alludes to Vulcan’s later capture of the unlucky pair. The picture is therefore an allegory of Love vanquished by Time.
Deux œuvres de Giovanni Batista Salvi, connu sous le nom de Sassoferrato, une Madonne et enfant, vers 1650, et un cardinal en 1651, où l’on retrouve le tableau de la madonne accroché à côté du prélat, une forme d’autopromotion.
Deux tableaux de Domenico Fiasella, sur la vie du Christ (1615). Le premier le représente guérissant les aveugles, le second ressuscitant un enfant dans la ville de Naïn. Selon St Luc :
A l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles. Et il leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
[…]
Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui. Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas. Il s’approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère.
L’art devient une arme pour l’Eglise au début du XVIIe siècle, dans le cadre de la Contre-Réforme :
This painting and its companion were painted in 1615 at a time when art had become a major form of propaganda for the Catholic faith in the Baroque period. It was an especially important weapon in the Catholic Church’s fight against Protestantism, known as the Counter Reformation. The arts thus became increasingly an integral part of meditation and devotion. Scenes of miracles and martyrdom were among the most popular subjects both because they proved the power of faith and because their awe inspiring and emotional nature was a challenge that Baroque art was most suited to meet.
Portrait d’Anna Hofstreek, par Nicolas Maes en 1674. La pose de la jeune femme est symbolique, elle trempe ses doigts dans une fontaine, probablement pour signifier qu’elle est aussi pure et chaste que l’eau claire.
Domenico Gargiulo (ou Micco Spadaro) représente en 1650 les Hébreux célèbrant le retour du jeune David, à côté de la tête de Goliath, et leur délivrance miraculeuse d’un ennemi mortel :
When the men were returning home after David had killed the Philistine, the women came out from all the towns of Israel to meet King Saul with singing and dancing, with joyful songs and tambourines and lutes. As they danced, they sang: Saul has slain his thousands, and David his tens of thousands.
Persée vient au secours d’Andromède, après s’être débarrassé de la Méduse. Ovide dans Les Métamorphoses relate comment la princesse d’Ethiopie, fille de Cassiopée, a été livrée au monstre marin Cétus, envoyé par Poséidon. Le tableau est de Giuseppe Cesari vers 1625.
Les deux tableaux sont de Pier Francesco Mola, vers 1650, ils concernent les prophètes Elijah, Elie en français (ci-dessus), et Elisha, Elisée en français (ci-dessous). Elisée-Elisha est le disciple d’Elie-Elijah. Le premier tableau représente Elie et la veuve de Sarepta. Dans le Livre des Rois, durant une famine, Elie demande à la femme de partager sa nourriture. Elle accepte et pour la remercier le prophète s’assurera qu’elle et sa famille auront à l’avenir accès à des amphores miraculeuses, toujours pleines d’huile et de farine. Dans le second, Elisée et la femme riche de Shounem, le successeur d’Elie accorde à la femme son vœu le plus cher, avoir un enfant, et même de le ressusciter après une mort prématurée. Il lui enjoint aussi de quitter son village pour échapper à une famine.
Johannes Lingelbach peint ici en 1667 un port imaginaire en Italie, avec la statue du dieu du commerce, Hermès, au milieu.
Peintre anversois, David Teniers II, représentait la vie populaire dans les Flandres, ici un joueur de violon dans une taverne, 1640.
Nature morte de gibier, du peintre flamand Frans Snyders, 1645. Où est le chat ?
A profusion of dead game birds and small animals fills the canvas, with the outstanding and decorative addition of a dead swan. Also included are a lobster and various gourds and vegetables. Some tiny birds are skewered and lie on the floor, left of center. A cat lurks beneath, hoping to snatch something from the pile.
Autre nature morte avec huîtres, de Jacob Fopsen Van Es.
Paulus Potter, célèbre peintre hollandais animalier, représente du bétail dans un paysage en 1645.
Le martyre de Januarius, par Monsù Desiderio (sous ce nom se cachent deux peintres, François de Nomé et Didier Barra), 1630. Le tableau représente l’exécution du saint (San Gennaro, ou Saint Janvier), Janvier de Bénévent, martyr chrétien sous Dioclétien, au début du IVe siècle.
Saint Janvier sortit indemne du bûcher où on l’avait précipité ; il fut alors fouetté au sang et jeté en prison avec Sosius, Proculus, Eutyche, Acuce, Festus et Desiderius. Puis les sept condamnés furent menés à l’amphithéâtre de Pouzzoles pour être donnés en pâture aux fauves mais les lions, les tigres et les hyènes, bien qu’affamés, se couchèrent à leurs pieds… Devant ce miracle, cinq mille des trente mille spectateurs présents demandèrent à être baptisés par le saint. Il fut finalement décapité le 19 septembre 305 dans le forum proche du volcan Vulcano de Pouzzoles.
Autres posts sur le musée :
La Renaissance
Le Baroque, première partie.
Les grands maîtres du XVIe et XVIIe.
Le XVIIIe.
Le romantisme.
Le XXe.
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