Le romantisme au Ringling

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Quelques toiles du XIXe au grand musée de Sarasota.

Stevens, Célébrités parisiennes, 1889

Le siècle se termine, la république est enfin bien établie, on peut fêter le centenaire de la Révolution. Alfred Stevens peint ici quelques célébrités parisiennes, dont Sarah Bernhardt (en costume de Doña Sol dans Ruy Blas), au premier plan. Mais aussi Jules Massenet, Francisque Sarcey, François Coppée, Georges Bizet, Victorien Sardou, Sully Prudhomme, Ludovic Halévy ou Henry Becque, dramaturge fameux à l’époque, bien oublié aujourd’hui. Voir infographie des noms. C’est une des sections du Panorama du Siècle, oeuvre avec Henri Gervex de 120 mètres de long, qui présente 641 personnalités françaises de la période 1789-1889. Formidable infographie présentée par le musée de tout le panorama, de Marie-Antoinette à Sarah Bernhardt, en passant par Robespierre, Napoléon, Balzac, Hugo, la Commune, etc.
Tous les détails sur le Panorama, ici.

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Le Juif errant face au mystère de la vie, de Carl Marr, 1879. Selon la légende, Assuérus a raillé Jésus sur le chemin de croix et a été pour cela condamné à errer, immortel, jusqu’au retour du Christ. Il n’en peut plus de cette immortalité et contemple avec envie une jeune femme noyée sur une grève, dans son repos éternel. La littérature s’est emparée du mythe, avec notamment Eugène Sue, Le Juif errant, ou Jean d’Ormesson, Histoire du Juif errant, et bien d’autres, mais c’est peut-être Simone de Beauvoir, dans son roman d’anticipation inattendu, Tous les hommes sont mortels (1946) qui laisse peut-être la plus forte interprétation.

Ulysse et les sirènes

Une représentation de la célèbre scène de l’Odyssée par le préraphaélite Edward Burne-Jones, 1891.

Roman courtship

Flirt romain (Roman Courtship) par William Reynolds-Stephens, autre préraphaélite, 1900, sous le regard noir du destin, Atropos, une des Parques, et la protection de Cupidon, où ira leur amour ?

Rosa Bonheur termine cette sélection du XIXe siècle, avec deux œuvres, Labourage dans le Nivernais (1850), et Famille de daims (1865). Il existe trois versions du premier tableau, dont l’une au musée d’Orsay, une autre au Ringling, qui illustre le roman de George Sand, La Mare au Diable. La remarque de Cézanne est cruelle :

D’après Ambroise Vollard, Paul Cézanne la tient pour « un excellent sous-ordre ». « Il me demanda ce que les amateurs pensaient de Rosa Bonheur. Je lui dis qu’on s’accordait généralement à trouver le Labourage nivernais très fort. « Oui, repartit Cézanne, c’est horriblement ressemblant. »

Labourage nivernais

Famille de daims

Autres posts sur le musée :
La Renaissance
Le Baroque, première partie ; deuxième.
Les grands maîtres du XVIe et XVIIe.
Le XVIIIe.
Le XXe.

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