Les grands maîtres au Ringling

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Le musée n’est pas seulement riche d’une collection incroyable de peintres de la Renaissance et du baroque (et aussi de la période romantique au XIXe), les grands maîtres du passé y sont aussi présents, ce qui donne à cet établissement de Sarasota une classe internationale : Rubens, Rembrandt, Velazquez, El Greco, Brueghel, etc., du milieu du XVIe siècle à la fin du XVIIe.

brueghel

Jan Brueghel l’ancien, « Brueghel de velours », 1610, vue de la rivière Scheldt près d’Anvers.

On s’y perd avec tous ces Brueghel, tous peintres et tous de la même famille, il y en a cinq !
Le premier est Pieter Brueghel (1525-1569), dit Pieter Brueghel l’ancien, le patriarche et fondateur de la dynastie, auteur des fameux Chasseurs dans la neige, reproduits partout.
Le second est Pieter Brueghel le jeune, son fils, à cheval sur les XVIe et XVIIe siècles, dit Brueghel d’enfer, au style proche de celui de son père, notamment les paysages de neige.
Le troisième est Jan Brueghel l’ancien, frère du précédent, dit Brueghel de velours, au style plus baroque.
Le quatrième est Jan Brueghel le jeune, fils du précédent et petit-fils du premier. Peintre du XVIIe, il est en plein dans l’esprit baroque de son temps.
Enfin son fils, Abraham Brueghel (1631-1690), clôt la série des Brueghel, c’est sans doute le moins connu de la famille.

El Greco, Dominikos Theotokopoulos (1541-1614), Crucifixion, St Paul, St Martin (ce dernier tableau est de son fils, Jorge Manuel).

El Greco au Met, NY, novembre 2014 st_jerome_as_scholar_1610

Pierre Paul Rubens (1577-1640)

Le premier tableau représente la fuite de Loth, qui quitte Sodome et ses abominations. Lui et sa famille avaient tranché par rapport à la débauche des habitants de la ville maudite, pourtant ils n’ont pas l’air très décidé, très heureux de quitter leur foyer. L’ange les entraîne et leur enjoint de ne pas regarder en arrière. Ce que ne fera pas la femme de Loth, transformée pour le coup en statue de sel. Les filles portent des jarres et des coupes à vin, allusion de Rubens au prochain épisode : ne voyant pas d’hommes dans la région où ils arrivent, les filles de Loth enivrent leur père pour s’accoupler à lui, et assurer une descendance, cette double union donnera naissance à Moab et Ben-Ammi. Apparemment l’inceste, dans la Bible, était moins condamné que les turpitudes de Sodome.

Le deuxième représente la manne tombée du ciel, lorsque les Hébreux traversent le Sinaï sous la conduite de Moïse, qu’ils sont affamés et que Dieu pourvoit à leurs besoins. Rubens était catholique et œuvrait pour l’Eglise, dans sa lutte contre la Réforme, tout comme sa ville, Anvers.

Le troisième est un portrait de l’archiduc Ferdinand d’Autriche, gouverneur des Pays-Bas espagnols en 1635.

Le quatrième représente Thétis baignant son fils Achille dans le Styx pour le rendre invulnérable, à l’exception du talon

Le cinquième, un peu mièvre, tout en fleur de style papier peint, rappelle l’histoire de Pausias et Glycera dans la Grèce antique, période dont le XVIIe siècle était imprégné, bien plus que nous qui avons oublié tout ça. Les fleurs sont en fait peintes par Osias Beert et les personnages par Rubens.

Le dernier est une tapisserie de Rubens, qui représente un épisode de l’Ancien Testament, la rencontre d’Abraham avec le roi hébreu Melchisédech :

The tapestry depicts Melchizedek blessing Abraham and offering a sacrifice of bread and wine to God after Abraham was victorious over the invaders of Sodom. Sacrifices were offered constantly to God, however they were usually that of an animal. Melchizedek’s offering of bread and wine was a new kind of sacrifice, a pure sacrifice unlike that of an animal, as they could have some form of illness or defect and such would be an abomination to the Lord (Dt 17:1). The pure and spiritually exalted elements of bread and wine in Abraham and Melchizedek foreshadow the events of the life of Christ. God would send his only son, Christ, as the ultimate sacrifice of himself for his people through the presentation of bread as his body and wine as his blood at the Last Supper (The Book of Hebrews, 259-260).This powerful symbolism in Rubens’s tapestry stirs the spectator’s soul.

Frans Hals

Frans Hals (1580-1666), portrait de Pieter Jacobsz, 1639, un grand marchand d’Amsterdam au siècle d’or hollandais. La vie du peintre est malheureusement moins brillante :

His personal life was pretty much of a disaster. Nothing about him was attractive except that he was a great painter and a jolly soul. He was a drunkard and a wife beater. His first wife died in 1617 and he married again five months later to Lysbeth Reyniers who bore him ten (10) children – the first born five (5) days before their marriage. One son ended in the insane asylum and a daughter was sent to the workhouse. Hals himself was destitute by 1652 and died a pauper in 1666.

Ribera

José de Ribera (1591-1652) peint ici une madonne en 1643, donnant le sein à un magnifique enfant, et reposant sur un croissant de Lune :

Ribera has included the symbolic crescent moon on which they rest. This type of image referred to the Immaculate Conception, & promoted the doctrine that Mary was free from original sin. Often an attribute of the Virgin, the moon suggests that Mary is above its transitory phases; she is eternal. (Revelations 12:1, reads: “a woman clothed with the sun, and the moon….under her feet…”) Ribera, however, gives us a real, down-to-earth young woman in a celestial setting.

Poussin, St Paul, 1643

L’extase de St Paul est une oeuvre de Nicolas Poussin (1594-1665) en 1643.

Painted during the time of the Counter Reformation, this painting fit well with the aims of the Catholic Church which utilized mystery as well as martyrdom in art to impress the faithful and bring them back to the church and away from the heretical Protestant Reformation.

Francisco de Zurbarán (1598-1664) peint la femme de David, Abigail, et celle d’Abraham, Sara, en 1630.

Because she was unable to conceive Sara urged Abraham to take her maidservant Hagar as his concubine in order to produce an heir. Late in her life Sara gave birth to a child who was named Isaac. After the birth of Isaac, Sara convinced Abraham to send Hagar and her son Ishmael away.

Rembrandt, Harmenszoon van Rijn (1606-1669). On a ici un portrait de femme, datant de 1650, et une Lamentation, de la même période :

The scene is a Deposition. Christ’s body has been removed from the cross (by special permission, because criminals’ bodies were usually left to rot). In the background St John weeps and Mary Magdalene leans against the cross. In the brightly-lit foreground, Christ’s body lies on a white cloth, while the Virgin caresses His head and Joseph of Arimathea supports His arm. Others of Christ’s followers are unidentified.

St Joseph et l'enfant, Murillo

Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682) peint Joseph et son fils, le Christ, en 1670. On voit plus souvent la Vierge et l’enfant Jésus, mais ici la tendresse du père est touchante.

Autres posts sur le musée :
La Renaissance
Le Baroque, première partie ; deuxième.
Le XVIIIe.
Le romantisme.
Le XXe.

 

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