Notre pauvre roi

Louis le seizième

Louis le seizième

est comme il se doit en Louisiane, à la Nouvelle Orléans, au Noma, ainsi que son épouse, tout aussi malheureuse. Et quelques toiles du XVIIIe siècle français. Le nez bourbon, l’assurance des princes, il ne savait pas alors, devant le peintre, que l’histoire est cruelle, surtout pour les faibles. Louis XVI avait pourtant bien commencé : à son accession au trône, en 1774, il nomme Turgot aux Finances, ainsi qu’une équipe de physiocrates, pour réformer le royaume (mettre fin aux privilèges des corporations, libérer les prix des grains, abolir les douanes intérieures entre provinces, rendre la fiscalité plus juste, etc.), Voltaire et les philosophes (tous libéraux à l’époque, bien qu’on n’emploie pas encore ce terme) s’enthousiasment (« Il faut tenter de vivre » s’écrie le premier), le pays semble engagé sur la voie d’une modernisation, d’une libération de l’économie.

Las, les corporations et les privilégiés de tout type, les divers monopoles, les intermédiaires, les parasites et les profiteurs se récrient, protestent violemment, font pression, et le roi cède, il remercie Turgot deux ans après, en 1776, sans même oser le rencontrer… Le royaume dès lors s’enfonce dans la sclérose et le statu quo, les problèmes ne sont pas réglés, et 13 ans après, corseté de toute part, incapable d’avancer, miné par les déficits, ça pète, c’est la Révolution. Louis le paiera de sa tête en 1793. (Toute ressemblance, etc.)

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Portrait par Antoine François Callet, peintre officiel, 1783

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Marie-Antoinette

par Elisabeth Vigée-Lebrun, 1788

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Portrait de Marie Angélique Vérany de Varennes (de son nom de jeune fille), Madame Georges Gougenot de Croissy (de son nom d’épouse, ouf…), par Greuze, en 1757. Le tableau est volontairement sobre, Greuze veut réagir contre les excès du rococo, rétablir un classicisme de bon ton à la française, et en même temps vanter les vertus domestiques et civiques, de modestie et de bon goût. Dans l’esprit des philosophes, comme Diderot ou Rousseau. Marie Angélique a un regard simple, un maintien non affecté, elle tient une navette de tisserand entre les mains : « Although utterly useless, this activity was practised by many upperclass women as a public symbol of feminine diligence. » (notice du musée)

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Sainte Thérèse d’Avila, par Joseph-Marie Vien, 1755

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Charles-Joseph Natoire a peint toute une série de tableaux racontant l’histoire tumultueuse de Psyché, ici à sa toilette (1736), une histoire qui finit bien, une fois n’est pas coutume.

Plus tard dans la nuit, son mystérieux époux (Cupidon) la rejoint, lui demandant de ne jamais chercher à connaître son identité, cachée par l’obscurité de la chambre. Toutes les nuits, il lui rend visite puis la quitte avant l’aurore. La jeune femme apprécie de plus en plus les étreintes et les mots doux qu’ils échangent alors. Rien ne manque au bonheur de Psyché, si ce n’est de connaître le visage et le nom de son amant nocturne…

boucher

Sur un ton plus léger, François Boucher peint les amours de l’époque. La surprise, la femme au chat, 1730. Représentatif du style rococo, Boucher était le peintre favori de Madame de Pompadour, la maîtresse de Louis XV.

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