Sombre novembre

paris (1)

Paris depuis les toits du 11e

Trois semaines après, sur les lieux du désastre, dans le 11e arrondissement, meurtri, blessé, touché, frappé à mort.

paris_nov15 (33)

Le Bataclan


Paris 11e, entre le Canal St Martin et la Gare de Lyon, en novembre :

Pourquoi le 11e, pourquoi la France :  

On a vécu rue Alibert, dans les années 1970, où deux bistros ont été visés, et en 1997 on avait été voir Johnny Cash en famille au Bataclan j_cash_bataclan

In Memoriam :

Le portrait des victimes

L’hommage aux Invalides, au son du premier succès de Brel (1956) : Quand on n’a que l’amour (When all you have is love).

« La chanson est caractérisée par le « crescendo brélien » (progression dramatique dans l’écriture et l’interprétation). La force du texte réside notamment dans l’emploi sans cesse repoussé au dernier vers de l’apodose, proposition principale qui succède à une série de subordonnées conditionnelles » (Wiki) :

Quand on n’a que l’amour
À s’offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu’est notre grand amour

Quand on n’a que l’amour,
Mon amour toi et moi
Pour qu’éclatent de joie,
Chaque heure et chaque jour.

Quand on n’a que l’amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d’y croire toujours

Quand on n’a que l’amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on n’a que l’amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours

Quand on n’a que l’amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours

Quand on n’a que l’amour
À offrir en prière
Pour les maux de la terre,
En simple troubadour

Quand on n’a que l’amour
À offrir à ceux-là
Dont l’unique combat
Est de chercher le jour

Quand on n’a que l’amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
À chaque carrefour

Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour

Alors, sans avoir rien
Que la force d’aimer,
Nous aurons dans nos mains,
Ami, le monde entier

Traduction :

When we have only love
To share
On the day of the great journey
That is our great love

When we have only love,
My love, you and me,
So that each hour and each day
Burst with joy.

When we have only love
To live our promises
With no other resource
Than always believing

When we have only love
To furnish with wonders
And cover with sunlight
The suburbs’ ugliness

When we have only love
As a single reason
As a single song
And single relief

When we have only love
To provide, in the morning,
The poor and the highwayman
With velvet coats

When we have only love
To offer as a prayer
To the earth’s pains,
As a simple troubadour

When we have only love
To offer to those
Whose sole struggle
Is to look for daylight

When we have only love
To show the way
And change the course of fate
At every crossroad

When we have only love
To talk to guns
And just a song
To convince a drum

So, having nothing
But the strength to love,
We will have in our hands,
My friend, the whole world

Vendredi 13, un jour de malchance dans les superstitions occidentales. Quelqu’un a fait remarquer que les meurtriers ont un côté schizophrénique, élevés et ayant grandi en Occident, ils en connaissent bien la culture et les croyances, ils ont été gavé de télévision, de séries, de musique, de films, de références, etc., avant de tomber dans le fanatisme islamique religieux, l’islamisme terroriste. Ce jour n’a donc pas été choisi par hasard, le choix reflète cette ambivalence, cette double influence.

 

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