La vie

A vida, tableau d’António Carneiro, 1901, un triptyque dont les panneaux s’intitulent EsperançaAmor e Saudade, mais pourraient tout aussi bien s’appeler Enfance, Jeunesse et Vieillesse, ou encore Innocence, Maturité et Fin. Pourrait être inspiré de Gauguin, D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?

On trouvera ici une analyse de l’oeuvre :

A nudez no painel da esquerda, a cavalgada romântica na floresta do painel central, e a esfinge misteriosa perto de uma figura vestida de negro e com uma caveira à frente no painel da direita. Neste terceiro painel surge de novo uma criança nua o que indica o eterno recomeço das coisas, o eterno ciclo da vida e do mundo.
No painel da esquerda, uma mulher e o que se presume seja o seu filho encontram-se nus junto a um lago de nenúfares, tendo por fundo uma paisagem suave com arvoredo mediterrânico de pinheiro-mansos e ciprestes, estando a mulher de costas para o espectador com o que parece ser uma cítara segura pelo braço esquerdo e levantando o braço direito para o longe, como numa prece e numa Esperança, e a criança a brincar com a água.
No painel central, um casal montado em dois corcéis de pele clara irrompe na clareira de um bosque frondoso, ele inebriado pelo ideal de cavaleiro medieval e ela como donzela protegida pelo seu cavaleiro andante, avançam fogosamente movidos pelo Amor.
Mas, no painel da direita, o fim é triste. A mulher já viúva, vestida toda de negro, evoca a Saudade e falta do amante ausente. Junto a si tem a criança que, na sua ingenuidade, é alheia ao sofrimento e pega na flor da esperança. Uma esfinge enigmática – representando o mistério da Vida – ergue-se monumental, para além da realidade humana.

Je ne sais pas pourquoi, pour moi ça évoque plutôt la très belle chanson de Chico Buarque, empreinte d’une infinie nostalgie :

Canta, canta uma esperança
Canta, canta uma alegria
Canta mais
Revirando a noite Revelando o dia
Noite e dia, noite e dia
Canta a canção do homem
Canta a canção da vida
Canta mais
Trabalhando a terra
Entornando o vinho
Canta, canta, canta, canta

Chico Buarque, Fantasia

Et pour finir avec le musée du Chiado :

Du même António Carneiro, Contemplation, 1911. On pense à Melancholia* de Hugo.

Contemplação exibe esplendorosamente a transformação da paisagem em estado de alma.

Le tableau de Francisco Metrass, Só Deus!, représente une femme lors d’un naufrage, essayant de sauver son enfant, il est inspiré du Radeau de la Méduse de Géricault (1819).

Lisbonne et le Tage, Carlos Botelho, 1935


José de Brito représente ici une séance de torture sous l’Inquisition, Mártir do fanatismo, 1895

Le violoniste aveugle, de José Rodrigues, 1855

José Malhoa, Praia das Maçãs, 1926

José Malhoa, Festejando, 1907

La mort de Caton (le jeune), José Veloso Salgado, 1888

Inês de Castro, dans la peur des assassins. Francisco Metrass, 1855. Triste histoire que celle d’Inês…

Jeu de dames, Abel Manta, 1927.

Uma vez mais é em Cézanne e na memória dos jogadores de cartas que esta pintura encontra a sua ascendência. A composição angulosa das figuras…

 

* Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs, que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer seules ?
Ils s’en vont travailler quinze heures sous des meules ;
Ils vont, de l’aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d’une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer.
Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
« Notre père, voyez ce que nous font les hommes ! »
Ô servitude infâme imposée à l’enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu’a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,
Et qui ferait — c’est là son fruit le plus certain —
D’Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Victor Hugo, Melancholia, Les Contemplations, 1856

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