Aux Augustins

Le temporel vs le spirituel, ou l’Eglise contre l’Etat, St Jean Chrysostome et l’impératrice Eudoxie. Jean-Paul Laurens, 1893. Au musée des Augustins à Toulouse.

Fernand Cormon est l’auteur d’un tableau célèbre sur Caïn et sa famille fuyant la malédiction et inspiré du poème de Victor Hugo (Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtesÉchevelé, livide au milieu des tempêtes, etc. L’œil était dans la tombe et regardait Caïn…), tableau exposé au musée d’Orsay.

La magie des mots de Hugo est sans égale :

On lia chaque bloc avec des nœuds de fer,
Et la ville semblait une ville d’enfer.

Cormon est aussi le peintre d’une oeuvre étrange, La mort de Râvana, aux Augustins, et on s’interroge sur ce Râvana inconnu dans la culture occidentale…

Il s’agit d’un personnage démoniaque, dans le Râmâyana, l’oeuvre majeure de l’hindouisme, composée il y a environ 2000 ans, qui est tué par le héros Râma, avatar du dieu Vishnou. Les femmes de son harem l’entourent dans le tableau, désespérées.

Cadre magnifique du musée, dans le monastère des Augustins, datant du XIIIe siècle :

Le siège de la ville a duré des mois, maints assauts ont été repoussés, mais finalement les Turcs ont pris Constantinople, le 29 mai 1453, lire le livre passionnant de Roger Crowley relatant le détail des événements, le tableau monumental de Benjamin-Constant est aux Augustins, il est reproduit d’ailleurs dans le livre cité.

Thomas Couture représente La soif de l’or, dans une toile exposée en 1844, des femmes offertes se présentent à l’avare aux doigts crochus, censé caricaturer le règne de l’argent sous le roi bourgeois Louis-Philippe :

Edouard Debat-Ponsan peint Le massage au hammam, en 1883, dans le goût de l’orientalisme de l’époque. Il est l’auteur d’une toile célèbre sur l’affaire Dreyfus, La vérité sortant du puits, offerte à Zola. C’est le grand-père de Michel Debré, premier ministre sous De Gaulle.

La mort de Cléopâtre est encore un tableau célèbre d’un peintre cependant moins connu, Jean-André Rixens, en 1874 :

Très académique est le tableau sur Alexandre le grand, offrant sa maîtresse au peintre chargé de la représenter, et tombé amoureux d’elle. Personne ne semble demander son avis à l’intéressée… La générosité d’Alexandre, par Jérôme-Martin Langlois :

Jean-Léon Gérôme, célèbre pour ses tableaux de gladiateurs dans l’arène, représente ici Anacréon, Bacchus et l’amour. Poète grec, Anacréon a chanté le vin, la nature et l’amour.

Il y a aussi les grands au musée, comme Ingres et Delacroix, le premier avec un tableau sur Virgile lisant l’Enéide à l’empereur (Octave/Auguste) (Tu Marcellus Eris), le second représentant le sultan du Maroc en 1845 :

On retrouve enfin Jean-Paul Laurens avec L’agitateur du Languedoc, qui rappelle la première toile en haut sur Byzance. Il s’agit d’un moine franciscain jugé par le tribunal de l’Inquisition au XIIIe siècle, parce qu’il s’oppose à la répression des Cathares.

Le salon rouge au musée
Le salon blanc
Le salon vert

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