Histoire et mythes au musée

Toujours au musée des beaux arts de Bilbao, quelques œuvres évoquant histoire et légendes.

Philippe II à 23 ans, par Anthonis Mor (1550). L’Espagne est à son apogée, il est le fils de l’empereur Charles Quint et sera roi d’Espagne et du Portugal, épousera Marie Tudor (Bloody Mary) et sera donc roi d’Angleterre de 1554 à 1558. Il bâtira l’Escurial et enverra l’Invincible Armada contre sa belle-sœur, Elizabeth I, la grande Elizabeth, celle de Drake et Shakespeare. Le titre d’empereur n’a pas été conservé par Philippe, il n’a pas été élu comme son père à la tête du Saint Empire romain germanique par les grands électeurs à Aix-la-Chapelle. Charles Quint est ainsi le seul empereur qu’ait eu l’Espagne.

Philippe II a eu une vie matrimoniale assez compliquée, marquée par la mort précoce de toutes ses épouses, au nombre de quatre :

  • Marie-Manuelle du Portugal, épousée à 16 ans en 1543 (il a le même âge), et décédée en couches à 18 ans, après la naissance de leur fils, Don Carlos.
  • Mary I d’Angleterre, première femme à régner sur le royaume britannique, mariée à Philippe en 1554 à 38 ans (il en a 27), elle meurt quatre ans après à Londres lors d’une épidémie de grippe.
  • Elisabeth de France en 1559, fille de Henri II (qui meurt une lance dans l’œil lors des festivités du mariage) et de Catherine de Médicis. Elle a quatorze ans, lui le double, et lui donnera deux filles, Isabelle et Catherine. La jeune reine mourra à 23 ans en 1568 lors d’une fausse-couche.
  • Enfin, Anne d’Autriche, la grand-mère de notre Anne d’Autriche épouse de Louis XIII, et donc arrière-grand-mère de Louis XIV. Philippe II est ainsi également l’arrière-grand-père du Roi-Soleil. Anne est la nièce de Philippe II, elle l’épouse en 1570, à 21 ans, il en a 43, et lui donnera cinq enfants (infants d’Espagne), dont Philippe III, héritier du trône et père de la future reine de France. Anne mourra à 31 ans à Badajoz, également d’une grippe, alors qu’elle était à nouveau enceinte.

Charles Quint ⇒ Philippe II ⇒ Philippe III ⇒ Anne d’Autriche ⇒ Louis XIV

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Moïse sauvé des eaux par la fille de Pharaon, un caprice anachronique de Francisco Gutiérrez Cabello, 1665.

Ophélie, chargée d’espionner Hamlet par son père Polonius, tient un livre pour donner le change. Une oeuvre du préraphaélite Thomas Francis Dicksee, 1864. Elle meurt après que Hamlet ait tué son père caché derrière un rideau, « How now! a rat? ». Devenue folle, elle monte sur un saule dont une branche casse et se noie dans la rivière (tableau célèbre de John Everett Millais, et moins célèbre d’Alexandre Cabanel, mais on voit la branche cassée…). Un mythe dont nombre de poètes aussi se sont inspirés, tel Rimbaud :

Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
– On entend dans les bois lointains des hallalis.

Le sacrifice d’Isaac, dans la Genèse. Un ange retient le bras d’Abraham et lui indique l’agneau à sacrifier à la place de son fils. Pedro Orrente, 1616.

Samson et Dalila, vus par José Echenagusía, 1887, « académisme et préciosité ». Samson, touchant sa chevelure, est en train dire à Dalila l’origine de sa force surhumaine, ses cheveux. Il a tué le lion qui est à leurs pieds. Elle le trahira en coupant sa crinière. Un thème inépuisable pour la peinture, la littérature, la musique et même le cinéma.

Satyre jouant de la flûte, Jacob Jordaens, 1639.

Tristan et Yseult, la mort, par Rogelio de Egusquiza, 1910. L’artiste représente la fin de la légende médiévale, lorsqu’une voile blanche est prise pour une voile noire, les deux amants mourant de désespoir, légende qui inspire l’opéra de Wagner en 1865. Egusquiza était un ami du compositeur. James Franco joue Tristan dans un film de 2006, avec Rufus Sewell dans le rôle du roi et Sophia Myles dans celui d’Yseult.

Los cambistas, les hommes d’argent, ou les percepteurs, par Marinus Van Reymerswaele, 1548. Un autre tableau du peintre dans la même veine (à droite) est à Londres.

Festin burlesque, Jan Mandijn, 1550

Bouffons jouant aux boules (sous Henri III de France), Eduardo Zamacois, 1868

Musiciens, Pieter Fransz de Grebber, 1620

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