La Normandie et les peintres 5

Au musée de Fécamp, en plein centre du port, avec vue de tous les côtés, très riche pour une ville moyenne. Ci-dessus, ‘L’épouse en deuil’, de Jean-Pierre Laurens, 1922, il représente ici sa belle-sœur, Alice Diéterle, qui a perdu son mari lors de la grande guerre. Style « inspiré par Ingres et les primitifs italiens » (notice du musée).

Elle aussi est en deuil depuis la guerre, où elle a perdu ses deux fils. Adolphe Gumery, « qui s’est réfugié dans la peinture », peint son épouse en 1917, « pensive, assise sur la plage sous ses voiles noirs de grand deuil ».

Marin perdu en mer, ‘La mauvaise nouvelle’ par Pierre-Marie Beyle, 1885. « Plutôt que le moment tragique de la noyade, ou celui pathétique de l’annonce à l’épouse, le peintre choisit la scène intermédiaire, associant le spectateur au groupe de villageois yportais, il anticipe la douleur de la famille. »

‘Coup de vent à Fécamp’ par Charles Euphrasie Kuwasseg, brick en perdition et chaloupe de sauvetage, avec les haleurs sur la jetée :

Le meurtre de Saint Thomas Becket en 1170 dans sa cathédrale de Canterbury par Henry II, Albert Pierre Dawant, 1879 :

‘Le dernier baiser d’une mère’, au guichet d’abandon, Charles-François Marchal, 1858. « Contrairement au tour d’abandon, le guichet n’élimine pas tout contact entre celle qui abandonne et celle qui recueille, on aperçoit les mains de la religieuse de l’hospice, prête à saisir l’enfant. »

‘La fin du jour’, par Casimir Destrem, 1885, « La pause marquée par l’enfant, et le regard de sa mère tourné vers l’église du village d’Yport, semblent indiquer qu’à l’écoute des cloches de l’Angélus, elles sont soudain saisies par la poésie du soir tombant. »

‘La cavée de Criquebeuf’, Georges Diéterle, 1889. « Le berger, considéré comme un peu sorcier, est un élément récurrent de l’imaginaire du Pays de Caux rural. »
NB Cavée : chemin creux.

‘L’Heure bénie’, famille sur la plage à Fécamp, Pierre-Marie Beyle, 1894 :

‘Le berceau’, Emile-Auguste Pinchard, 1887 :

‘Piété filiale’, Pierre Outin, 1888, « Geste émouvant d’une jeune mariée déposant un bouquet sur la tombe d’un parent disparu ; l’auteur a représenté les personnages dans des habits des années 1820, soit une mode datant encore du XVIIIe siècle. »

‘L’atelier de David’, par Léon-Matthieu Cochereau, 1815 :

 

L’évolution du port depuis des anciens temps…

Au XIIe siècle, c’est la simple embouchure d’une petite rivière qui se jette dans la mer dans une brèche des falaises, avec un petit village un peu plus haut.
Au XVIIIe, des digues sont construites pour protéger l’entrée et plus haut pour séparer le port du marécage.
Au XIXe, la ville s’étend, les digues sont renforcées, des bassins à flot sont construits ainsi qu’un phare sur la colline, le chemin de fer arrive en 1858 et les activités balnéaires débutent, des villas sont bâties sur le front de mer et un casino est ouvert.

Depuis le musée :

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