Archive for the ‘Peinture’ Category

Amérique des lointains

13 février 2018

Deux Indiens en Amazonie, se laissant aller dans le cours du fleuve, ou d’un affluent, au XIXe, quand encore personne ne troublait leur mode de vie. La femme use d’un branchage comme voile, l’homme se laisse aller dans une détente nonchalante. Le tableau est de François Auguste Biard, encore un peintre oublié, et il a servi à juste titre pour l’affiche de l’exposition. Superbe.

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Maghreb proche

12 février 2018

Le port d’Alger, Paul Jobert, 1930

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Asie des lointains

11 février 2018

Jonques devant l’île de Cu Lao, Vietnam, Frédéric Bernelle, 1920

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Proche-Orient des lointains

10 février 2018

Halte de la caravane, Théodore Frère, 1860.

Les motifs des toiles orientalistes de Théodore Frère sont inspirés de ses voyages en Algérie et au Proche-Orient, comme cette halte d’une caravane de Bédouins dans le désert de Syrie. Pour l’écrivain Théophile Gautier, les toiles de l’artiste restent fidèles “au ciel de lapis-lazuli, au palmier épanouissant son chapiteau de feuilles”.

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Îles des lointains

9 février 2018

Le cirque de Cilaos, Réunion, Marcel Mouillot, 1931

Marcel Mouillot né à Paris en 1889 rêve très tôt de navigation. À travers les romans de Pierre Loti et de Joseph Conrad il effectue ses premiers voyages et s’imagine capitaine au long cours mais il est obligé pour vivre de devenir typographe puis conducteur de machine dans une imprimerie. Marcel Mouillot se met à peindre et acquiert une certaine notoriété. De 1913 à 1933 il expose aux Salon des indépendants à Paris, au Salon d’Automne dont il est membre sociétaire, aux Salon des Tuileries et de la Société nationale des beaux-arts. Pendant cette période il part vivre en Bretagne où il partage la vie des pêcheurs. Marcel Mouillot est sérieusement blessé lors de la Première Guerre mondiale. Il se fixe un temps à Saint-Tropez puis revient à Paris grâce à l’aide de la marchande de tableau Berthe Weill. Il embarque en 1930 pour sa première grande traversée à bord d’un paquebot des Messageries Maritimes en direction de l’océan Indien. Artiste autodidacte, dans ses malles il a emporté toiles et pinceaux. Le navire fait escale à Madagascar puis à la Réunion.

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Afrique des lointains

8 février 2018

Edouard Auguste Nousveaux, Cascade de l’île de Principe, 1845

Principe, São Tomé, Annobon, Fernando Poo, Bioko, Río Muni, la Guinée équatoriale, tout ça se confond un peu dans la tête des gens en Europe, une espèce de puzzle… Essayons de le reconstituer. En fait, il y a quatre  îles dans le golfe de Guinée, qui s’échelonne en ligne droite sur un axe sud-ouest à partir du Cameroun. Elles ont été découvertes par les Portugais dans le troisième quart du XVe siècle, et étaient alors désertes, totalement inhabitées, elles sont devenues aujourd’hui deux pays indépendants. S’y ajoute une partie continentale, le Río Muni.

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Madagascar des lointains

7 février 2018

La colline royale d’Ambohimanga, près de Tana, par Willy Worms, 1925. « Le caractère sacré du lieu est traduit par une palette incandescente. » (notice de l’expo)

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Au bon temps des colonies

6 février 2018

Au musée du quai Branly, exposition sur les peintures de l’époque coloniale, Peintures des Lointains

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Balthus, Pollock, Warhol, Magritte, Miró, Dalí, Picabia, et les autres

11 décembre 2017

Judy Garland, par Andy Warhol, 1979

Ils sont tous là ou presque, tous les grands noms de la peinture moderne, de 1900 aux années 1960, grâce à Joe Berardo et sa collection, un milliardaire portugais, « collectionneur compulsif », au Centre Culturel de Belém.

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La vie

2 décembre 2017

A vida, tableau d’António Carneiro, 1901, un triptyque dont les panneaux s’intitulent EsperançaAmor e Saudade, mais pourraient tout aussi bien s’appeler Enfance, Jeunesse et Vieillesse, ou encore Innocence, Maturité et Fin. Pourrait être inspiré de Gauguin, D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?

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Serpa Pinto

30 novembre 2017

Toujours au musée du Chiado, Miguel Ângelo Lupi (1826-1883) représente deux Africains, Catraio et Mariana, ayant accompagné l’explorateur Serpa Pinto en 1877-79 dans sa traversée de l’Afrique vers le Mozambique depuis l’Angola, il est un des premiers Européens à l’avoir réalisée. Le tableau a été fait à Lisbonne, en 1879, les deux personnages étant venus au Portugal avec Alexandre de Serpa Pinto. L’explorateur retrace dans un livre son odyssée, Comment j’ai traversé l’Afrique de l’Atlantique à l’océan Indien, illustré de nombreux croquis:

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Adam et Ève

27 novembre 2017

Adão e Eva, ou Hino do Amor (Hymne à l’amour), E. Canto da Maia

Dans le quartier du Chiado, au centre de Lisbonne, se trouve un petit musée, le MNAC, Museu Nacional de Arte Contemporânea, mais d’une richesse extraordinaire. On peut y admirer des sculptures de Rodin et de Carpeaux, mais aussi des œuvres d’artistes moins connus en France, comme Ernesto Canto da Maia. Et nombre de tableaux de peintres portugais.

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Enterram-se os mortos e cuidam-se os vivos

25 septembre 2017

La ville avant le tremblement de terre (détail du panneau géant de 1700)

C’est la réponse de Sebastião José de Carvalho e Melo, marquis de Pombal, quand on lui demanda : « Et maintenant ? », après le tremblement de terre et le tsunami qui firent plus de 50 000 victimes et détruisirent la ville en 1755 : « Enterrez les morts et occupez-vous des vivants », symbole de l’esprit pratique qui marqua ensuite son gouvernement (1755-1777). On est en plein siècle des Lumières, Voltaire et Rousseau se disputeront sur l’interprétation à donner à la catastrophe, pourquoi Dieu a-t-il laissé ainsi punir un des pays les plus pieux du continent, pourquoi aussi la destruction de toutes ces églises ?

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Lisbonne, et quelques toiles (3)

6 août 2017

L’adoration des Mages, Domingos Sequeira, 1828, détail

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Lisbonne, et quelques toiles (2)

6 août 2017

Painéis de São Vicente de Fora, Nuno Gonçalves, 1480. Henri le navigateur est dans le troisième panneau à partir de la droite, au centre-droit, avec la coiffe noire.

Au musée des arts anciens maintenant, qui est en fait le musée public des beaux arts de la capitale. Museu nacional de Arte Antiga, MNAA. Avec les fameux Panneaux de St Vincent. Très riche, dominant le Tage, avec un parc et des vues superbes, c’est une véritable oasis en été : alors que les autres lieux touristiques sont envahis à un point que tout le plaisir éventuel est gâché (on se retrouve comme dans le métro), ici c’est frais et désert, à peine quelques visiteurs circulant à l’aise dans les vastes salles, et dégustant un café ou une boisson fraîche dans le jardin. Plaisir suprême après une visite au musée…

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