Archive for the ‘Lisbonne’ Category

Alizés portugais

22 août 2018

L’homme illustre regarde l’horizon pour l’éternité

Les alizés portugais en été, ces vents réguliers du nord-ouest, vous emmènent facilement vers le sud, Sines est à environ 70 milles de Lisbonne, avec un arrêt possible à Sesimbra, à peu près à mi-chemin. L’aller est donc sans problème, en douze heures, de Parque das Nações, en haut du Tage (il faut déjà trois heures pour sortir de l’estuaire) jusqu’à la ville qui a vu la naissance de Vasco da Gama. Arrivé là, excellente surprise, il y a un mouillage très protégé au pied du fort en plein centre ville et devant la marina de Sines. Nuit parfaite, réveil de rêve dans la brume, avec les murailles qui se dégagent peu à peu. Une plage très populaire en croissant va du port de pêche à celui des plaisanciers. Les environs de Sines sont industriels, pleins de cheminées partout, la ville est ouvrière et populaire, mais du mouillage on ne voit rien de ces raffineries et autres tours disgracieuses.

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Sur l’express Parc des nations-Cascais…

21 août 2018

Pas beaucoup de mouillages autour de Lisbonne, des marinas, oui, plein, mais des endroits sympas pour jeter l’ancre, pas tellement. A part Cascais et Seixal. C’est pour ça que dès qu’on sort pour une balade, Cascais devient la destination favorite, une belle marina (chère, 43 euros la nuit en été), mais surtout un excellent mouillage, dans l’anse entre la marina et Estoril, bien abritée des vents dominants. Mouillage pour la nuit, le pique-nique, la baignade…

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Une ville dans la ville

16 août 2018

Le quartier de Parque das Nações avant 1998

Avant, et après :

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Visite à Troie

3 juin 2018

Non, ce n’est pas celle de Patrocle et Achille, Priam et Hector, dont on ne sait pas trop d’ailleurs où elle est, quelque part en Anatolie sur la mer Égée, mais Troia au Portugal, en Alentejo, en face de Setúbal. Au départ de Lisbonne, une balade de cinq jours vers l’estuaire du rio Sado, fameux pour ses grands dauphins (Bottlenose dolphins, ou Tursiops, qu’on n’a pas vus d’ailleurs).

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Des enfants sages sur le Tage

20 mai 2018

Visite de Stéphane, Julie et Félix en mai, balade sur le Tage et son estuaire, de Parc des Nations à Cascais, d’une marina à l’autre, grand beau temps.

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Vénus préraphaélite

2 mai 2018

Retourner dans un musée déjà visité permet de découvrir de nouvelles pièces, ou des particularités ou détails qui avaient échappé. Ainsi, au Gulbenkian, cette toile d’Edward Burne-Jones, Le miroir de Vénus, a quelque chose de spécial, même si on ne s’en aperçoit pas au premier abord. En général, dans les tableaux de groupe, chaque personnage est différent, et quand on passe trop vite, on pense que c’est vrai aussi pour ces neuf femmes autour de la déesse. Cependant, ce n’est pas le cas, il s’agit d’une seule et même personne, représentée dix fois dans différentes poses. Sans doute celle qui a servi de modèle au peintre était-elle sa bien-aimée, ou un amour perdu, ou sa fille, qui sait ? Toujours est-il qu’elle est très belle et qu’on resterait longtemps à la contempler, dans toute sa pureté et sa beauté. D’ailleurs dans la même salle, un autre tableau de Burne-Jones, Le bain de Vénus, représente la même.

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Seixal

28 mars 2018

Seixal est un petit village de pêcheurs sur le Tage, un ferry régulier permet de rejoindre Lisbonne à toute heure. C’est aussi un mouillage gratuit et bien protégé et le lieu de divers chantiers à sec pour la plaisance, dont Tagus Yacht Center, en fait à Amora, en face. Thula Thula y passe une partie de l’hiver et du printemps 2018 pour les travaux et la peinture habituels. La « Fête de l’Huma » portugaise se déroule ici en septembre : Avante! Festival. Avante! est l’organe du PCP.

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Mais devagar! Diriam que fugimos…

18 décembre 2017

Allégorie : América, 1824, Joaquim Rodrigues Braga

Ou encore :  Mais devagar! Vão pensar que estamos a fugir!
« Moins vite ! On va dire (ils vont croire) que nous fuyons… »

C’est le mot historique de la reine Maria, s’adressant à son cocher, lors du trajet vers le port, pour s’embarquer vers l’Amérique. Elle est la première femme qui a régné sur le Portugal (1877-1807). La mort de son fils et héritier, à 27 ans, en 1788, de la variole, lui fait peu à peu perdre la raison. La reine meurt à Rio en 1816, durant l’exil de la famille royale.

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La vie

2 décembre 2017

A vida, tableau d’António Carneiro, 1901, un triptyque dont les panneaux s’intitulent EsperançaAmor e Saudade, mais pourraient tout aussi bien s’appeler Enfance, Jeunesse et Vieillesse, ou encore Innocence, Maturité et Fin. Pourrait être inspiré de Gauguin, D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?

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Adam et Ève

27 novembre 2017

Adão e Eva, ou Hino do Amor (Hymne à l’amour), E. Canto da Maia

Dans le quartier du Chiado, au centre de Lisbonne, se trouve un petit musée, le MNAC, Museu Nacional de Arte Contemporânea, mais d’une richesse extraordinaire. On peut y admirer des sculptures de Rodin et de Carpeaux, mais aussi des œuvres d’artistes moins connus en France, comme Ernesto Canto da Maia. Et nombre de tableaux de peintres portugais.

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Palácio dos Marqueses de Fronteira

11 novembre 2017

Ce palais, dans l’immense parc Monsanto, en bordure de Lisbonne, est un enchantement, une symphonie d’azulejos et de sculptures qui ornent le bâtiment et les jardins. Il faut le mériter, il est rarement ouvert, la visite est guidée, deux par jour seulement, 11h et midi, car la famille des marquis de la Frontière y habite toujours. Mais après avoir vu l’intérieur (pas de photos), on peut traîner dans le parc tant qu’on veut. L’accès se fait depuis la station de métro Jardim Zoológico, en suivant une sorte de jeu de piste : une bande verte sur le trottoir qui y mène comme les pierres du petit Poucet, une innovation locale, jamais vu ça – cette excellente idée – ailleurs.   

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Flâner

28 septembre 2017


E, em meio de tudo isto, vou pela rua fora, dorminhoco da minha vagabundagem folha. Qualquer vento lento me varreu do solo, e erro, como um fim de crepúsculo, entre os acontecimentos da paisagem. Pesam-me as pálpebras nos pés arrastados. Quisera dormir porque ando. Tenho a boca fechada como se fosse para os beiços se pegarem. Naufrago o meu deambular.*
Fernando Pessoa, Le livre de l’intranquillité, 1913-1935

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