São Miguel

12 juillet 2017

Sur la côte nord-ouest

Enfin partis de Horta, le 16 juin, après une dizaine de jours, 140 milles pour atteindre São Miguel, soit un peu plus de 24h. L’île est la plus grande et la plus orientale des Açores, une escale bienvenue sur la route de Lisbonne. « Of outstanding beauty », d’après le guide Atlantic Islands, et c’est tout à fait exact : des montagnes, des lacs, des volcans, des fournaises, des forêts, une côte escarpée, des fleurs partout, c’est une merveille.

Au départ, entre Faial et Pico

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Une journée à São Jorge

10 juillet 2017

Il y a neuf îles dans l’archipel des Açores, on a pu en voir quatre, Faial, Pico, São Jorge et São Miguel, les trois premières sont dans le groupe du centre, la dernière est bien placée sur le chemin du Portugal. Les retards à Faial, pour le règlement de la TVA sur le bateau, nous ont permis une excursion à São Jorge, une des moins visitées, un jour de congés local, le 15 juin. Avec Bob, un vieux marin anglais basé à Horta. Le ferry y mène en deux heures, en s’arrêtant à Pico. Ses paysages sont magnifiques, avec des vues sans égales, car elle est au centre, on voit Faial et Pico au sud, Graciosa et Terceira au nord. Toute en longueur, ses extrémités sont aussi spectaculaires. Un temps magnifique, une location de voiture, et c’est parti pour les quelque 150 km du tour de l’île.

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Pico

9 juillet 2017

Pico, depuis l’île voisine de São Jorge

On n’aurait pu mieux choisir le nom, de ce pic, et de cette île, juste en face de Horta, qui comporte le plus haut sommet du Portugal (2351 m), le Portugal continental s’élève à 1993 m dans la Serra da Estrela au centre du pays. De même que les Canaries contiennent le point culminant de l’Espagne, plus haut que tous les pics de la Sierra Nevada (mont Mulhacén, 3478 m) et des Pyrénées (Pic d’Aneto, 3404)!

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La fête à Horta

9 juillet 2017

La marina est pleine, le soir les gens s’invitent de bateau à bateau, et ce sont des apéros à ne plus finir, des discussions, des conversations interminables, sur la traversée des uns et des autres, sur des histoires de mer, des histoires de bateau… Ce jour-là, le 12 juin, j’ai eu droit à une fête d’anniversaire surprise sur Thula Thula, grâce à Susan, Michal, Elin, Adam, Rufus, Martin et Eva. Une rencontre internationale (une Australienne, deux Suédois, un Américain, un Suisse, une Allemande, et un Français), caractéristique bien sûr de l’endroit en cette période de l’année. L’anglais n’est que la langue maternelle de deux personnes, Susan et Rufus, mais Elin, Adam et Martin (Suédois et Suisse) la maîtrisent à la perfection, les autres (Polonais, Français, Allemande) bien aussi, mais un peu moins. 🙂

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L’extrémité ouest de l’Europe

8 juillet 2017

Non, ce n’est pas un champignon atomique, mais une éruption volcanique survenue dans la mer en 1957, au bout de l’île de Faial, donnant naissance à un volcan, accroissant l’île d’un nouveau cratère et augmentant sa superficie de plus de 2 km2, c’est Capelinhos, le petit cap. Le phare devient inutile, masqué de l’océan par la terre émergée. C’est aussi le point le plus occidental de l’Europe.

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Une tradition à Horta

7 juillet 2017

Une tradition locale, ici à Horta, est pour les voileux de passage de laisser un dessin de son bateau, une peinture de son voyage, sur la jetée en béton ou autour du port. Si on ne la respecte pas, on s’expose aux pires ennuis en mer, et les marins étant gens superstitieux, et en plus l’affaire étant amusante et flattant le narcissisme de chacun, tout le monde s’y adonne, au grand bénéfice des marchands de pots de peinture de la ville… Cela s’approche de la coutume des ex-voto. Quelques-unes de ces traces laissées sur la digue, il y en a des centaines, les unes récentes, flamboyantes, la plupart peu à peu effacées par le temps et les embruns :

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Une histoire protestante

7 juillet 2017

Porto Pim, à Faial, port de Horta au fond

La famille d’Aubigné, protestante, bien connue pour Agrippa, le fameux poète, contemporain de Ronsard, témoin et acteur des guerres de religion au XVIe siècle, a dû quitter la France lors de la révocation de l’édit de Nantes en 1685 par Louis XIV. Du moins ceux qui ne s’étaient pas convertis au catholicisme, comme Françoise d’Aubigné, la petite-fille du poète, plus connue sous le nom de Madame de Maintenon, maîtresse puis épouse secrète du grand roi. Les d’Aubigné protestants trouvent refuge en Amérique, dans une des treize colonies britanniques, la Virginie, puis en Nouvelle Angleterre, dans le Massachusetts, à Boston, où ils anglicisent leur nom : d’Aubigné devient Dabney.

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La Mecque de la voile

7 juillet 2017

Le passage à Horta, dans l’île de Faial aux Açores, est un must absolu pour les voileux, pour ceux qui font le tour de l’Atlantique, depuis les alizés sous les tropiques, à l’aller, jusqu’au retour au printemps dans cette partie nord de l’océan. Tous les bateaux s’y retrouvent, c’est la Mecque de la voile hauturière en mai-juin, comme les Canaries et les Îles du Cap Vert en novembre-décembre chaque année. Une espèce de cap Horn soft, un passage obligé de la voile au large, et une fête permanente pendant deux mois. Le port de Horta est plein à craquer, les bateaux à couple alignés sur trois, quatre, cinq rangées, pour que tout le monde trouve sa place, avec un personnel accueillant, jeune et sympathique à la capitainerie. Une fête internationale, avec des gens de tous les pays, de l’Australie à l’Amérique, et surtout l’Europe, beaucoup de Français, d’Allemands, de Hollandais, d’Espagnols, de Britanniques, d’Italiens, de Scandinaves, de Suisses, de Polonais, etc.

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Aux Bermudes

6 juillet 2017
O, wonder!
How many goodly creatures are there here!
How beauteous mankind is! O brave new world,
That has such people in ’t!
Miranda, The Tempest, Shakespeare, 1611

Découvert en 1505 par Juan Bermúdez, l’archipel de ces îles rapprochées ne fut habité qu’en 1609 par les Britanniques, à la suite d’un naufrage qui a inspiré La Tempête de Shakespeare, histoire incroyable, mais qui ne s’arrête pas là : John Rolfe, qui épousera plus tard Pocahontas, dans la nouvelle colonie de Virginie, faisait partie de l’équipage et des naufragés, un naufrage exemplaire, sur les énormes récifs entourant les Bermudes au nord et à l’ouest  :

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Goodbye to Miami

5 juillet 2017

Des mois dans le mooring field de Dinner Key marina, Coconut Grove

Dernières semaines à Miami, début 2017

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Un printemps agité

5 juillet 2017

Il a d’abord fallu préparer le bateau, le sortir de l’eau à Hurricane cove, en traversant le downtown Miami, au milieu des gratte-ciel, avec une douzaine de ponts à passer. Faire la peinture de la coque (antifouling), le polishing, réparer le safran (plein d’eau), changer les joints du saildrive, changer la pompe à eau, changer le moteur des toilettes, etc. Puis l’électronique, nouveau pilote automatique, nouveau plotter GPS Raymarine, les instruments ayant été probablement grillés au mouillage lors d’un orage, par le contrecoup d’un éclair… Tout ça a pris plus d’un mois jusqu’en avril.

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Un hiver tranquille

5 juillet 2017

 

ancienne_gare

Gare désaffectée

Pendant l’hiver 2016-2017, un petit tour de quelques climats en France et au Canada.

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Une mort lente

7 novembre 2016

porte_conteneurs

Les quinze derniers jours, en janvier 2014, la fatigue d’Alvarenga et sa sous-alimentation sont telles qu’il est au bord de l’agonie, et sans l’arrivée proche aux Marshall – qu’il aurait pu tout aussi bien rater – avec devant lui les Philippines à 4000 milles, ou l’Indonésie à 3000, il serait mort rapidement :

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The moon his calendar

2 novembre 2016

pacifique

Lu enfin le bouquin, merci Claire et Laurent ! L’histoire de Salvador Alvarenga, pris dans une tempête qui désempare son embarcation de pêche devant les côtes du Mexique, et qui va survivre un an et trois mois à la dérive, en traversant le Pacifique.

On the one year anniversary of his journey adrift, the moon was full and José Salvador Alvarenga became the first person in history known to have survived an entire year in a small boat lost at sea.

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Difficile de remercier quelqu’un qui vous a sauvé la vie

30 octobre 2016

orques

Jérôme Poncet est entré dans la légende de la voile, aux côtés des Moitessier et Tabarly, quand avec son Damien il fait le tour du monde entre 1969 et 1973, via le Spitzberg, le Groenland, l’Amazone, l’Antarctique et le Pacifique, avec son ami Gérard Janichon. Poncet passait ses vacances à l’île de Ré, lieu de ses premiers bords. Enfants, nous avons joué ensemble sur les plages de Trousse Chemise. Les deux familles campaient sur un terrain des Sadoc, au milieu des pins, au dessus du Fier. Un incident avait marqué cette époque, une famille était patriote/conservatrice, l’autre sympathisante communiste, c’était en juillet 1954, Pierre Mendès-France était à la tête du gouvernement et venait de négocier les accords de Genève qui entérinaient la perte de l’Indochine pour la France, et la fin de la guerre, après la défaite de Diện Biên Phủ en mai. Consternation dans la famille de droite, joie dans la famille de gauche. Ambiance glaciale lors de l’apéritif du soir, au dessus de la plage.

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