Posts Tagged ‘Caraïbes’

Des cartes, des cartes, et des cartes

3 juin 2019
Musée de Gijon, Asturies

José Manuel estudiando, 1922, Nicanor Piñole, musée de Gijon

des XVIe et XVIIe siècles, à la bibliothèque de l’université d’Evora. En consultant cette merveilleuse collection, on se retrouve un cœur d’enfant, comme celui de Baudelaire dans Le Voyage :

Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
L’univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !

Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers.

(more…)

Taïnos

17 février 2012

« Les Taïnos ignoraient les notions de propriété privée et d’État. » (Wikipedia)

Un hommage rapide à ces populations initiales des Caraïbes, décimées par l’arrivée des Européens, et qui nous ont pourtant légué des mots et des objets aussi courants que le barbecue, le canoë ou le hamac, des mets aussi habituels que le maïs, les haricots, les cacahuètes ou les ananas, des termes aussi connus que ouragan ou caoutchouc.

   

Portraits (3)

5 février 2012

(more…)

Portraits (2)

5 février 2012

(more…)

Le Gibraltar des Caraïbes

3 février 2012

Les îles hollandaises de Statia et Saba (le plus haut sommet des Pays-Bas est à Saba, avec 877 m), depuis St Kitts

Il s’agit de Brimstone Hill Fortress, prise par de Grasse en février 1782, peu avant sa défaite des Saintes. Le site historique est un des plus fameux des Antilles, on y retrouve des touristes de toute la planète, c’est la principale attraction de St Kitts (Saint Christopher), avec son île soeur, Nevis, où Nelson s’est marié* il y a un peu plus de deux siècles.

(more…)

République pirate

11 octobre 2011

Bien sûr il y en a eu beaucoup, des communautés de pirates, c’est même ça qui fascine : comment des hors-la-loi s’organisent entre eux et établissent des règles pour arriver à vivre ensemble. Les Caraïbes au XVIIe siècle en fourmillent, et d’autres dans l’océan Indien au XVIIIe, quand les pirates pourchassés aux Antilles par les grandes flottes de guerre s’y réfugient. C’est le cas de Libertalia, dans la baie de Diego Suarez à Madagascar, auquel Daniel Vaxelaire a consacré un roman. Le Brio qu’on avait à Tamatave en 1987-90 portait ce nom.

Mais ici entre Rabat et Salé, une autre république pirate s’est établie au XVIIe siècle, qui écumait tous les rivages de l’Atlantique jusqu’à l’Islande. Elle a prospéré pendant une quarantaine d’années, à la grande époque des Frères de la côte. Le site, encombré de hauts fonds à l’entrée du port, protégeait la république , la barre de l’Atlantique qui se casse à l’entrée offrait un obstacle supplémentaire, à tel point que toute navigation était évitée en hiver, d’octobre à avril.

(more…)