Posts Tagged ‘Stuart Fla’

Tengo famiglia

12 décembre 2012

Adieux de Nick : Please, understand it’s something I have to do, OK?

FRANK: The very day I turned fourteen, my father put me on a boat. In my pocket he stuffed 200 liras and the address of a cousin in a place called Hoboken, New Jersey. The only advice my father gave me – Tengo famiglia. If you just said that in English, it would be I support a family. But in Italian, it means more, much more – « I’m a man, I’m doing well for my woman and my children. I have a reason for being alive. »

NICK: Tengo famiglia.

FRANK: I arrived to learn that my cousin had left Hoboken for a faraway land called Brooklyn. So for six weeks, I lived underneath a pier off the Hudson river – every minute and every day trying to figure out a way to earn enough money to get back home.

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A land apart

12 novembre 2012

C’est quand même un mode de vie unique, le mode de vie US, on ne voit aucun pays qui ait adopté le même. A part le Canada, mais au Canada on est en plein mimétisme des Etats-Unis, sauf au Québec d’ailleurs qui garde un côté européen. Toutes ces banlieues étalées à l’infini, tous ces malls, tous ces commerces séparés les uns des autres de 200 à 300 m avec de l’espace partout, tout autour, des parkings immenses et toujours de la place, tous ces centres-villes avec des gratte-ciel et le reste qui s’étend qui s’étend à perte de vue. Ces villas sans aucune barrière les unes entre les autres, cette civilisation basée sur le déplacement en voiture, c’est unique. Ni en Europe, faute de place et du fait de l’histoire, ni en Asie, ni en Afrique, ni dans le reste de l’Amérique, on ne trouve ça. On aurait pu penser par exemple que le Mexique, le Brésil ou l’Argentine, qui ont autant d’espace que les Etats-Unis, aient adopté un mode de vie similaire, utilisant à fond cette ressource. Mais non, on retrouve en Amérique latine des villes et des espaces urbains qui rappellent plus l’Europe, des villages et des villes avec un coeur très comparable à ce qu’on trouve sur le vieux continent. Pourquoi les immigrants arrivés aux Etats-Unis se sont-ils organisés différemment, alors que ceux du Brésil ou de l’Argentine sont restés plus proches d’un type d’organisation classique, plus conforme à leurs racines européennes ? Difficile à expliquer, cela tient sans doute à la force de la centralisation des couronnes espagnole ou portugaise qui ont longtemps imposé un type de présence et d’occupation du terrain, alors qu’aux Etats-Unis les individus ont eu les coudées plus franches, ont finalement inventé, créé, quelque chose de nouveau, de totalement inconnu jusqu’ici.

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House of Refuge

6 novembre 2012

C’est un endroit sur une langue de terre, entre mer et lagune, où on recueillait les naufragés, et dieu sait qu’avec tous ces cyclones en été ici, plus de terribles et imprévisibles tempêtes en hiver, il  y en a eu ! Des naufrages provoqués aussi, un célèbre pirate, avec vraiment la tête de l’emploi, Don Pedro Gilbert , fils d’un grand d’Espagne, écumait le coin au début du XIXe, et attirait les bateaux pour les faire échouer sur un banc qui porte encore son nom, Gilbert’s bar. Il était un peu en retard, la grande époque de la piraterie ici est le XVIIe siècle, et mal lui en a pris car il a fini pendu (comme tout bon pirate qui se respecte) à Boston, à l’âge encore tendre – si l’on peut dire pour un tel personnage – de 35 ans…

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