Archive for the ‘Voyages’ Category

Le San Juan, 1563

19 juillet 2019

C’est un galion du XVIe siècle, un baleinier espagnol, basque plus précisément, qui a coulé lors d’une tempête à Red Bay au Labrador. Il est maintenant retapé à Pasaia, dans le but de reprendre la mer et en faire un représentant emblématique du Pays basque sur les cinq océans. La Fabrica Albaola est le chantier où on le reconstruit, c’est aussi un musée passionnant, avec de très beaux dessins et citations évoquant la Nouvelle France (Samuel de Champlain, etc.) et le rôle des pêcheurs basques à Terre Neuve.

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Ports basques

15 juillet 2019

La côte basque, montagneuse et découpée, est truffée d’abris, d’anses, de niches, de rias, que les hommes ont complétés au fil des siècles en construisant des digues et des jetées, elle fournit autant de ports où on peut faire escale, à des distances courtes, chacun étant différent, avec sa personnalité, sa configuration particulière, qui fait que les sociétés humaines diffèrent des termitières, des fourmilières ou des ruches. Une variété infinie, liée au relief, aux rivières qui dévalent des montagnes, aux îlots et aux estuaires. Le croisiériste tranquille n’a que l’embarras du choix pour s’arrêter, dans les soirées sans fin du mois de juin.

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Guernica

14 juillet 2019

La capitale historique et spirituelle du Pays basque a été détruite le 26 avril 1937, pendant la guerre civile espagnole, par les bombardements de la légion Condor (de l’Allemagne nazie) et de l’Aviazione legionaria (de l’Italie fasciste) pour le compte de Franco et des rebelles nationalistes. Une controverse porte sur le nombre de morts, entre 170 et 1600. Le tableau de Picasso est évidemment mondialement célèbre, une reproduction figure au cœur de la ville martyre reconstruite. Un tableau de Magritte évoque aussi l’événement, Le drapeau noir, et nombre d’écrits, notamment un poème de Paul Eluard, La victoire de Guernica.

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Peintres basques

11 juillet 2019

Au musée des beaux arts de Bilbao, qui contient bien d’autres œuvres de grands maîtres, c’est le second musée d’Espagne. On s’attachera ici à des peintres moins connus, surtout locaux.

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Le tour du monde en 1124 jours

9 juillet 2019

C’est ce qu’ont accompli les 18 survivants (sur 270) de l’expédition de Magellan, sur le Victoria (le seul bateau revenu, cinq au départ), entre le 10 août 1519 et le 8 septembre 1522. Parmi tous les grands navigateurs de l’époque des Grandes Découvertes, le trio gagnant est Colomb-Vasco de Gama-Magellan, mais curieusement le nom de Juan Sebastián El Cano reste largement inconnu. C’est pourtant lui qui a ramené le dernier bateau en Espagne et réalisé l’exploit, Magellan ayant été tué aux Philippines. Ses mots en arrivant à Séville, après trois ans d’aventures extrêmes :

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Bilbao

8 juillet 2019

La capitale du Pays basque est célèbre pour son architecture moderne, autour du Guggenheim, mais elle comporte aussi un quartier ancien, le Casco viejo, et un centre classique, fait de grandes avenues et de parcs. Sur les sculptures et bâtiments futuristes, la question est de savoir si tous ces trucs vieillissent bien… Louise Bourgeois par exemple a mis ses araignées partout, ça fait de l’effet, c’est sûr, très impressionnant, mais bon…

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Gil Blas

7 juillet 2019

de Santillane

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Picos de Europa

6 juillet 2019

Une escapade de quelques jours dans les Pics d’Europe, à partir de Bilbao, la mer pour la montagne, les ports atlantiques pour les villages de style pyrénéen, une bouffée de fraîcheur pendant la semaine de la canicule en France.

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Getxo

5 juillet 2019

Les belles maisons de Getxo

Getxo est une commune chic à l’entrée de la ria de Bilbao, ville qui se trouve à une douzaine de km en remontant les fleuves. Le grand port est là ainsi que les marinas (pas moins de trois !), Getxo marina étant la plus accueillante, avec ses restaurants, son food court, ses shipchandlers et même un cinéma multisalles ! Un métro permet de relier le centre ville et ses merveilles, le Guggenheim, le Casco viejo, le musée des beaux arts, le musée maritime, etc. Mais Getxo, et les communes environnantes, Portugalete, Santurtzi, Algorta, Andra Mari, La Galea, suffisent à occuper le visiteur, avec notamment le fameux pont transbordeur du temps de Eiffel et le vieux port des pêcheurs.

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Tout caresse et berce l’oreille…

3 juillet 2019

Dernière escale avant le Pays basque, Castro Urdiales, très joli petit port en Cantabrie, à 6 milles de Bilbao, dont on voit l’entrée au loin, avec les énormes jetées. La proximité de la métropole basque fait que Castro est un lieu de villégiature apprécié des citadins. Pour les marins, surprise, on retrouve la méthode américaine des bouées dans le port, bouées de la marina, auxquelles il suffit de s’attacher en arrivant, et d’un service de navette à la demande (radio VHF), navette qui vient vous emmener au Yacht Club ou vous ramener au bateau (jusqu’à 21h30). Très joli et confortable Yacht Club d’ailleurs, posé sur le port, rattaché par une passerelle à la ville. Une agréable surprise, dans un cadre superbe, une cité animée et bien organisée, mais un abri un peu rouleur, avec la houle qui rentre. Une nuit bercée par le va-et-vient sans fin de la mer.

Au bord des mers quand on sommeille,
Tout caresse et berce l’oreille ;
C’est le bruit du vent sur les flots,
C’est le bruit des flots sur les grèves ;
On entend, à travers ses rêves,
Les chants lointains des matelots.

Victor Hugo, « À Pasaia », 1843

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Laredo

25 juin 2019

Marina de Laredo, la baie de Santoña au fond

Laredo, ça évoque le far-west, la bourgade sans foi ni loi des westerns, sur le rio Grande, mais à l’origine c’est un port de Cantabrie, celui qui a donné son nom justement à la ville du Texas. Appartenant à la province mexicaine de Nuevo Santander, elle est devenue américaine en 1848 à l’issue de la guerre entre les deux pays.

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Mouillages de Santander

24 juin 2019

Pour une belle baie, c’est une belle baie, parmi les plus belles du monde, comme celle de Setubal, complètement fermée, on ne voit pas la mer, et les mouillages abondent. Deux marinas, l’une au centre, toujours pleine, l’autre loin, en bordure de l’aéroport, immense, confortable, et chère. Mais on peut mouiller à côté dans d’excellentes conditions (point 3 sur la carte), derrière l’aéroport, avec le spectacle des avions qui atterrissent, pas très nombreux, surtout des low cost, Ryanair, Vueling, etc., et utiliser les services de la marina. Plus un tout petit port, sans grand fond, en face du mouillage, pour laisser l’annexe. Les autres endroits pratiqués, mais plus remuants à cause du trafic, sont celui à l’entrée de la baie sur une plage (1), protégé par la Magdalena, et celui devant le Yacht Club (marina du centre ville), avec l’avantage que là aussi les facilités sont disponibles, personnel très accueillant, et on peut laisser l’annexe au club (2).

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Llastres

18 juin 2019

Petit port asturien, accroché sur le flanc d’une colline dominant la mer, Llastres (ou Lastres) est une escale bienvenue sur la longue route entre Gijon et Santander. Le port est gratuit – mais il faut s’amarrer tout seul, il n’y a personne -, et sans aucun service (électricité, sanitaire), à part un restaurant sur le quai (avec internet… :).

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Nicanor Piñole

17 juin 2019

‘Le vieil autobus’, 1934, pour une affiche, bien différent du style habituel du peintre, un côté surréaliste avec le bus du fond, décapotable, qui monte la côte comme une chenille

Le nom sonne drôle aux oreilles françaises, on pense plutôt à un pseudo pour un comique ou un clown… Mais non, ici c’est le grand peintre, un musée entier lui est consacré. Artiste prolifique, il a vécu cent ans (1878-1978), un siècle représenté en œuvres diverses. Quand on pense qu’il avait déjà 22 ans en 1900, 36 quand commence la Première Guerre mondiale, 58 ans au moment où la guerre civile éclate, 67 à la fin de la Deuxième Guerre mondiale…

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Le retable de la mer

17 juin 2019

Oeuvre saisissante que ce retable, un long panneau en bois sculpté, représentant une criée de pêcheurs à Gijón, avec des personnages par dizaines, plus vrais que nature. L’auteur, Sebastián Miranda, a vu ce travail détruit pendant la guerre civile, il l’a refait entre 1940 et 1971, un labeur de trente ans.

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